Il est possible de modifier le transpondeur, bien que la pratique soit farouchement réprimée. Les altérations les plus courantes consistent à effacer l’indicateur de défaut de paiement ou à désactiver le système de réponse automatique. Cette dernière option permet au navire de naviguer « tous feux éteints » et empêche tout autre vaisseau de forcer l’activation du transpondeur. C’est une technique prisée des contrebandiers et des pirates, et se faire pincer avec un transpondeur inerte exigera de très solides explications.
Désactiver le transpondeur peut se faire sans avoir à le reprogrammer, bien qu’éliminer tous les raccordements et les connexions aux systèmes de communication soit un travail de longue haleine. Une déconnexion physique, impliquant généralement l’installation d’un interrupteur dissimulé dans un endroit reculé, exigera un test d’Électronique (comms) Difficile (10+) et prendra 2D jours de travail. Un échec indique que le système reste partiellement actif et répondra aux sondages par une bouillie de données qui attirera inévitablement l’attention.
Reprogrammer le transpondeur est une affaire extrêmement délicate, mais une fois la manoeuvre accomplie, les Voyageurs auront le contrôle total du dispositif. Ils pourront effacer un avis de défaut de paiement ou altérer l’historique de vol sans la moindre difficulté une fois la sécurité compromise. D’autres modifications, comme la configuration d’une fausse identité de transpondeur, constituent des tâches complexes à part entière.
Contourner la sécurité exige un test d’Électronique (ordinateurs)(14+) nécessitant 2D3 jours de travail. La rumeur veut que des boîtes à outils hautement illégales contenant des correctifs logiciels prêts à l’emploi s’échangent sous le manteau, mais elles sont très difficiles à trouver et sont généralement conçues sur mesure pour une classe de vaisseau bien précise. Une fois la sécurité brisée, des modifications peuvent être apportées, mais chaque altération nécessite un test d’Électronique (ordinateurs) (10+) pour être accomplie sans laisser de traces. Si ce test est échoué, toute interrogation du transpondeur allant au-delà d’un simple sondage de routine par un vaisseau de passage révélera que le journal ou les réponses du transpondeur ont été falsifiés.
Un vaisseau peut se voir programmer plusieurs fausses identités dans son transpondeur. Configurer cette option nécessite un test d’Électronique (ordinateurs) (12+) prenant D3 jours. Cette procédure doit s’accompagner d’un test d’Administration (8+) réussi pour inventer une identité de couverture plausible. Si le test d’Administration échoue, l’identité du vaisseau semblera fragile ou tirée par les cheveux, bien que cela puisse amplement suffire pour passer inaperçu dans des secteurs reculés. Échouer au test d’Électronique se solde par un fatras de code corrompu, obligeant le pirate à reprendre le processus de zéro.
Des packs de données de transpondeurs s’achètent parfois sur le marché noir, généralement pour plus d’1 MCr pièce. Certains sont des copies conformes de vaisseaux existants, d’autres sont montés de toutes pièces. Quelques-uns sont directement volés aux Renseignements Navals, ayant été créés à l’origine pour des vaisseaux d’opérations clandestines, ce qui ne manque jamais d’entraîner des complications fâcheuses lorsque quelqu’un tente de s’en servir.